dimanche 9 mai 2010

Baños

Le retour de Mindo s'est fait dans de meilleures conditions avec un taxi, quel luxe.  Retour à l'Auberge Inn où on retrouve quelques connaissances, Cyril, sa copine et le petit Matisse qui attendent toujours leur copain de Toulouse bloqué par le nuage du volcan Islandais; Un allemand de l'Est qui travaillait à Quito après avoir bossé à Mexico et qui s'apprête  à aller en Colombie, les parents du toulousain Nanou et     très sympas, le propriétaire de l'Auberge un suisse marié avec une équatorienne...l'hospedaje est vraiment agréable mais il fait quand même assez froid. Départ le lendemain pour Latacunga dans la vallée des volcans. Le but est d'aller au marché de Saquisili le jeudi matin.
A Latacunga on a trouvé une auberge dans le centre ville dans une vieille maison. Les chambres ont de grandes portes en bois autour d'un patio. Les clients sont plutôt des marcheurs qui vont aller faire le tour du Quilotoa ou monter au Cotopaxi. On y rencontre une allemande qui vit au Quebec et qui nous conte l'histoire d'un village d'Equateur qui a résisté à l'installation d'une mine ou d'une exploitation en cassant systématiquement la route que les exploitants construisaient. Ils ont quand même eu affaire à une attaque de militaires privés!!!Il y a eu un procès et ils ont gagné!!! Une histoire digne d'Asterix...
La ville de Latacunga est jolie et a un grand marché à coté du fleuve. On ne verra que celui là Titou ayant de la fièvre le lendemain. On part tranquillement à Baños en bus car la fièvre est passée, un coup de froid car il fait encore plus froid ici, on a même fini par s'acheter bonnets et écharpes.
Les paysages durant le trajet sont beaux quand on commence à quitter Ambato pour rejoindre Baños. On passe par Pelileo le village où se tisse les jeans, les magasins en débordent.
Puis voici Baños et sa petite gare routière de bus jaunes entourées de marchands de confiseries à base de la canne à sucre. La ville de Baños est très touristique. C'est la porte de l'Oriente, une ville thermale dominée par un volcan et entourée de cascades.
Le lendemain la troupe étant en forme on loue 2 buggy pour découvrir la route des cascades qui peut aussi se faire en vélo.
Ici il y a des tarabitas partout pour se rapprocher des cascades ou traverser en vue d'une promenade à la rivière. On va jusqu'au bout pour descendre dans la forêt et rejoindre un pont suspendu. Il faut passer des tunnels où l'eau nous coule dessus mais avec Titou on a des phares, Paski et Pablo n'en n'ont pas. Le tour peut être fait aussi en Chiva comme celle qui est derrière nous sur la photo mais le buggy c'est quand même notre préféré; 


Ce pont n'a pas été construit pour les marcheurs chevronnés que nous sommes (haha) mais pour y faire passer le bétail nous raconte un Mr plus tout jeune qui se trouve être le petit fils du constructeur, autant dire que le pont n'est pas non plus tout jeune. Il y a une ballade sous la cascade (payante celle là) et on peut aussi descendre se baigner si on aime l'eau Glacée!!
Au retour à fond car les buggys auraient du être rendus plus tôt le mien a quelques pwet pwet et je prie pour qu'il y ai de l'essence, ouf c'est bon.

On décide d'aller le lendemain à Puyo dans un des nombreux tour dans la jungle comprenant la réserve de singes, un tour en canoé et dans un village indien. Malheureusement le lendemain c'est Pablo qui est malade...Je crois que la fatigue du voyage commence à se faire sentir pour les loulous. Le soir un hamam, suivi d'un jaccusi ça fait du bien à tout le monde. A défaut de jungle on va voir le zoo qui comme l'indique le guide est tristounet. On a pu y découvrir quand même des singes, une sorte de tapir (en liberté et plutôt rond) et le condor. Pablo devra écourter sa visite. Titou se fait attraper le doigt par un singe et se retrouve en 2 secondes à 500m de ce coquin.
L'après midi c'est au tour de Paski de sortir avec Titou pour un tour de buggy et tarabita tout près d'une cascade. Pablo n'est bien que couché...Enfin à Baños on a vu aussi les fameux Cui, les cochons d'Inde cuisinés à la broche mais pas trop envie d'y goûter finalement, j'ai préféré les bonbons de canne à sucre travaillé comme une pâte épaisse en tirant dessus pour l'empêcher de durcir trop vite.
Retour à Quito le lendemain avec chacun un jean non pas de Pelileo mais colombien, un vrai faux lewis pour 42 dollars. Il nous tarde de retrouver le soleil et la chaleur de Guayaquil. on a choisi de rentrer en avion depuis Quito car le fameux train des Andes ne fonctionne pas en ce moment dans la "nariz del diablo".

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